25/05/2017

10 raisons de s'intéresser à la langue wallonne

DIX BONNES RAISONS ACTUELLES

DE S'INTERESSER AU WALLON

 Dr E. Meurice, psychiatre 

 

in : Walo + Gazète, 10, 2001

1. C'est, malgré les préjugés de ceux qui ne la connaissent pas, ou pas assez, une langue belle, riche, expressive.

2. C'est notre langue, parlée, et en tous cas comprise, par toutes les classes de notre population depuis de nombreux siècles et jusqu'il y a 2 à 3 générations. Elle est encore parlée actuellement.

3. Connaître le wallon, et tout au moins passivement, permet de comprendre ceux qui le parlent dans la rue, au magasin, dans les chansons, les journaux, les spectacles..., et ainsi de bénéficier de la convivialité des gens de chez nous, de ressentir notre identité. Le wallon est même compris par des immigrés, pour qui cela représente un signe d'intégration.

4. C'est la langue de nos racines; elle nous relie à notre histoire, à ceux qui par leurs efforts nous ont donné la vie que nous vivons. Or, pour progresser vers l'avenir, ou pour aller ailleurs dans le monde en se sentant bien dans sa peau, il est bon de ressentir son identité et ses racines. «Il faut être de quelque part pour aller ailleurs».

5. La langue wallonne est un patrimoine précieux par son vocabulaire, ses proverbes et  expressions, ses chants, sa littérature. Ce patrimoine doit être entretenu et préservé au moins autant, si pas plus, que les monuments de pierres et les mobiliers.

6. Mais ce patrimoine est plus fragile que les pierres. S'il n'est pas cultivé, il se momifie, Tous ceux qui ont encore en eux-mêmes, ou dans leur entourage, une familiarité avec le wallon ont la responsabilité de l'entretenir, le cultiver, le faire connaître, le faire vivre, l'apprendre si nécessaire.

Heureusement, on constate que la population, des jeunes et des moins jeunes, découvre de plus en plus l'importance des racines et du patrimoine, on constate aussi que beaucoup de personnes perçoivent de plus en plus que la langue wallonne est un patrimoine auquel ils tiennent.

7. Il faut tirer parti du fonds de connaissance et de pratique qui persiste encore, ainsi que de l'intérêt que l' on voit renaître. Un sondage réalisé sur plus de 600 personnes de la province de Liège a montré que chez les jeunes de 20 ans il en est de 10 à 15 % qui ont une bonne compréhension du wallon (bien que très peu le parlent), tandis que 30 autres % en ont une compréhension moyenne. Les chiffres sont nettement plus élevés dans la classe des 35 à 45 ans. Il y a là un potentiel qu'on ne peut laisser s'éteindre.

8. Partout ailleurs, en Europe (et dans le monde), on s'intéresse de plus en plus aux langues d'origine, d'autant plus que les gens se sentent emportés dans une société sans repères. Le breton, le provençal, le basque, le catalan, le gallois, bénéficient maintenant d'une  reconnaissance officielle et même d' un enseignement. En Communauté française, des mesures timides ont été prises qu'il faudrait mieux mettre en action.

9. Une bonne connaissance - ou un apprentissage intelligent - du wallon permet d'améliorer la connaissance du français et de corriger les wallonismes.

10. Le wallon est, a-t-on dit, «du latin venu à pied du fond des âges». On peut s'initier, à travers lui, à une ouverture vers d'autres langues, romanes ou même germaniques.

   

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23:04 Écrit par Justitia & Veritas dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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